Bravo ! Vous avez choisi des plantes en respectant votre zone de rusticité et vous êtes maintenant prêt à tout mettre en terre. En respectant quelques consignes simples, vous augmenterez vos chances de réussite et aurez le plaisir de voir vos plantes grandir rapidement et en bonne santé.
1. Époque de plantation
La période de plantation s’échelonne de mai à octobre. Au printemps, on attend que tout risque de gel soit passé, sans quoi les bourgeons ou les feuilles des plantes risquent de brûler sous l’effet du froid. Cela dit, plus la plantation est effectuée tôt dans la saison, plus les jeunes plantes ont le temps de bien s’enraciner dans le sol, de prendre de la vigueur et de croître. À l’hiver venu, elles résisteront mieux aux rigueurs du climat. Nous ne recommandons pas une plantation tardive, c’est-à-dire après le mois d’octobre.
2. Choisir son site de plantation
Choisissez l’emplacement de vos plantes avec soin, en respectant leurs besoins, tels que l’ombre ou l’ensoleillement requis. Vérifiez également la hauteur et la largeur qu’elles atteindront à maturité : l’espace sera-t-il suffisant ?
La composition du sol convient-elle à ce type de plante ? Existe-t-il une réglementation municipale restreignant ce type de plantation ? Une distance doit-elle être respectée par rapport aux limites du terrain voisin ?
Tous ces aspects doivent être considérés avant la mise en terre. Une petite étude préalable contribuera grandement au succès de votre plantation.
3. Préparer le sol avec soin
La préparation du sol est une étape importante qui vous assurera la réussite de vos plantations. Il peut s’agir d’éliminer la végétation existante.
Si vous prévoyez planter de jeunes plants pour créer une haie, par exemple, l’arrachage du gazon est primordial. Si la plantation se fait dans un jardin, un travail mécanique du terrain rafraîchira le sol et favorisera la bonne reprise des plants.
4. Arroser les plants
Il est important de vérifier si les plantes sont suffisamment humides dès leur réception, et ce, jusqu’au moment de la plantation. Entre-temps, gardez les plants à l’abri du soleil et du vent. Placez-les dans un endroit frais pour un maximum d’un ou deux jours.
Plantez les jeunes boutures dès que possible, car les racines craignent la sécheresse. Juste avant la plantation, trempez les mottes ou les pots dans un seau d’eau pendant quelques minutes afin de bien les humecter avant la mise en terre.
5. La taille n’est pas nécessaire
Puisqu’il s’agit de jeunes plantes dont la taille a déjà été effectuée en pépinière, nous ne la recommandons pas à ce stade. Vous pourrez débuter la taille à partir de la deuxième année de croissance.
Une taille d’entretien légère peut être effectuée en été, selon le type de plante. En règle générale, les arbustes qui fleurissent en été sont taillés après leur floraison. Les arbustes fleurissant au printemps sont également taillés après la floraison.
Quant aux arbustes qui ne fleurissent pas, une taille de formation en début ou en milieu d’été est recommandée. À cette époque, la nouvelle pousse de l’année est terminée et le plant a perdu sa forme ; c’est donc le moment idéal pour intervenir.
6. Mettre en terre
Commencez par creuser un trou légèrement plus profond (1 ou 2 pouces) que la hauteur de la motte. Vous pouvez ajouter une petite quantité d’amendement organique ou de fumier en le mélangeant à la terre retirée lors du creusage. L’amendement est toutefois optionnel.
Déposez un peu de ce mélange au fond du trou. Placez la jeune plante bien droite, en la tenant par la tige. Remplissez délicatement le trou en veillant à ce que le collet soit au niveau du sol, sans le recouvrir.
Compactez légèrement la terre autour des racines. Formez ensuite une cuvette d’arrosage autour du plant afin que l’eau soit retenue et dirigée vers les racines. Arrosez abondamment.
7. Appliquer un paillis autour des plants
Après la plantation, appliquez un paillis. Il apportera de la fraîcheur au sol et contribuera à conserver l’humidité. Il empêchera également les mauvaises herbes de s’installer et enrichira la terre grâce à sa décomposition, en fournissant des nutriments nourrissants aux plantes.
Il existe différents types de paillis : les paillis à décomposition rapide, les paillis de longue durée et les paillis inertes.
Les paillis à décomposition rapide comprennent notamment les écales de sarrasin, les feuilles déchiquetées, le foin, la paille, le paillis forestier, le gazon fraîchement coupé, la sciure de bois et la tourbe horticole (peat moss).
Les paillis inertes, tels que le géotextile et les pierres décoratives, peuvent également être utilisés. Bien qu’ils soient moins bénéfiques pour le sol, ils exercent tout de même un contrôle efficace des mauvaises herbes en limitant la compétition.
Les paillis de longue durée, comme l’écorce de cèdre, conviennent également très bien. Arrosez après l’application du paillis afin de le maintenir en place.





